115 fiche(s) de personnage(s) débutant par la lettre "r" sur un total de 1722 fiches de personnages.

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Nom
Indications biographiques
 
Rabeau, Jean (1712-1734) Baptisé dans la paroisse de Sainte-Radegonde de Poitiers, il est soldat des troupes de la marine. Il est mentionné pour la première fois en Nouvelle-France en 1733 à Montréal. Il se marie à Québec en 1734 avec Marie-Josèphe Courberon dit Paris. (Fournier, Marcel, 2001)
Rabouin, Jean (?-1707) Fils de François Rabouin et de Marguerite Chassay, il est dit originaire de la paroisse Sainte-Marguerite de La Rochelle (né vers 1635). Il s'engage en 1656, devant le notaire Cherbonnier, auprès de François Peron et embarque sur le navire le Taureau à destination de Québec. En 1663, il épouse Marguerite Ardion à Québec. Il épouse en secondes noces Marguerite Leclerc à Sainte-Famille sur l'Île d'Orléans, puis en 1706 Marie Minot (Mineau) à Saint-Jean (Île d'Orléans). Il y meurt en 1707. (Auger, R.J., 1970 ; Fournier, Marcel, 2001 ; Perron, Guy, 1998)
Rabouin, Louis (1665-1728) Fils de Pierre Rabouin et d'Esther Rocheteau, il est né en 1665 à La Rochelle et baptisé au temple de la Villeneuve. Il arrive en 1689 à Québec où il devient domestique du séminaire. Il décède en 1728 à l'hôpital général de Québec. (Fournier, Marcel, 2001)
Racine, Etienne (1606-1689) Originaire de Normandie, Etienne épouse le 22 mai 1638 à Québec Marguerite Martin. Le couple a dix enfants. Etienne décède le 24 avril 1689 à Ste-Anne-de-Beaupré. (Desjardins, Bertrand, 2002).
Radisson, Pierre-Esprit ((1640 vers-1710) Explorateur, coureur de bois, pionnier de la Hudson's Bay Company, il est né vers 1640, peut-être à Avignon, en France. On ignore tout de l'arrivée de Radisson en Nouvelle-France. Il y est mentionné une première fois lors de sa capture par les Iroquois, peut-être en 1651. Il demeure à cette époque, comme sa demi-soeur, à Trois-Rivières. Il est ensuite envoyé en Europe et arrive à Amsterdam dans les premières semaines de l'année 1654. Quelques mois plus tard, il repart pour Trois-Rivières. En 1654, durant l'absence de Radisson, la paix est conclue entre Français et Iroquois, et en 1657 il accompagne un groupe de missionnaires jésuites en pays iroquois, près de l'emplacement actuel de Syracuse, dans l'état de New York. Radisson fait ensuite un long voyage avec Des Groseilliers jusqu'à l'extrémité du lac Supérieur et dans les régions encore inexplorées à l'ouest et au sud de cette vaste mer intérieure. Ils partent en août 1659 et reviennent à Montréal le 20 août 1660. L'été suivant (1660), les deux Français, accompagnés d'un grand nombre d'Indiens, quittent les rives du lac Supérieur et prennent le chemin de Montréal. Une déception attend les explorateurs triomphants: des fonctionnaires confisquent une grande partie des fourrures, ils jettent Des Groseilliers en prison et leur imposent à tous deux une amende, sans doute parce qu'ils sont partis pour le pays de l'Ouest sans la permission du gouverneur. Sur ces entrefaites, Des Groseilliers s'embarque pour la France, espérant y obtenir justice. En vain. Il repart avec Radisson pour une nouvelle expédition et, au printemps de 1662, destination la baie d'Hudson. finalement, ils abandonnent leur projet de se diriger vers le Nord, et font voile vers la Nouvelle-Angleterre. Au cours des deux ou trois années suivantes, ils tentent de se rendre en navire à la baie d'Hudson. En 1668, ils arment deux vaisseaux, l'Eaglet, avec Radisson à bord, et le Nonsuch, sur lequel Des Groseilliers a pris passage. Le navire de Radisson subit des avaries au cours d'une tempête et doit retourner, tant bien que mal, en Angleterre. Radisson entreprend une autre expédition à la baie d'Hudson mais sans plus de succès. Au début du mois d'octobre 1669, Des Groseilliers revint de la baie avec une belle cargaison de peaux de castors, ce qui redonne vie au projet de fonder la compagnie. La charte reçoit le sceau royal le 2 mai 1670 et, presque aussitôt, le 31 mai 1670, les deux Français mettent une fois de plus le cap sur la baie d'Hudson. Cette expédition a des conséquences importantes pour l'avenir, lorsqu'en 1682, Radisson tente d'établir une colonie française à cet endroit. À Paris, en 1681, Radisson est pressenti par un marchand canadien, Charles Aubert de La Chesnaye, qui reçoit de Colbert l'année suivante une charte pour la traite des fourrures (Compagnie du Nord). L'expédition peut se mettre en route. Son but principal est de fonder un établissement français à l'embouchure de la rivière Nelson. Radisson et Des Groseilliers, qui l'ont rejoint, arrivent par la ruse et par la force, ainsi que grâce à une meilleure connaissance de la région et de ses habitants, à en prendre possession. Ils font de nombreux prisonniers, dont le gouverneur de la nouvelle colonie anglaise, John Bridgar, et acquèrent une grande quantité de fourrures pour le compte de la France. Fiers de leurs succès, ils reviennent à Québec. Là, ils tentent d'éviter de payer le quart sur les pelleteries, ce qui leur vaut d'être envoyés en France par Le Febvre de La Barre pour que l'affaire y soit jugée. Ils s'attendent à être fort généreusement récompensés par Colbert, et sont consternés d'apprendre, en débarquant, que le ministre est mort et que la France se montre disposée à entendre les griefs de la Hudson's Bay Company, furieuse d'avoir été évincée. De 1685 à 1687, Radisson demeure à la baie d'Hudson, et c'est là son dernier séjour au Canada. Au cours de cette période, la compagnie lui donne une autorité considérable sur tout ce qui a trait au commerce. On ne sait guère comment il vit après 1700 et jusqu'à sa mort, survenue au début de l'été de 1710. (Nute, Grace Lee, DBC II, 1991)
Raffou, Pierre (1724-?) Il est baptisé dans la paroisse Saint-Hilaire de Linazay. (Fournier, Marcel, 2001)
Ragueneau, Paul (1608-1680) Prêtre, jésuite, missionnaire, supérieur de la mission huronne (1645-1650), supérieur des Jésuites du Canada (1650-1653), procureur à Paris de la mission du Canada, né à Paris le 18 mars 1608. Paul Ragueneau arrive à Québec le 28 juin 1636, il monte en Huronie en 1637. L'épidémie sévit alors avec rage ; on en rend les missionnaires responsables et on décrète leur mort. De Brébeuf et Lalemant y sont torturés et tués. Le père Ragueneau devient supérieur de la mission des Hurons en 1645. Il rédige, en cinq volumes, les "Relations des Hurons" de 1646, 1647, 1648, 1649 et 1650. Celui de 1649 raconte la ruine de la mission et le martyre des pères de Brébeuf et Lalemant alors que celui de 1650 décrit le pénible hivernement à l'île Saint-Joseph (Christian Island), ainsi que l'émigration et l'installation des Hurons sous la protection du fort de Québec. Pour échapper à la mort, à la captivité ou à la fuite, les quelques trois cents Hurons ne voient de salut que dans la présence des missionnaires au milieu d'eux. Le père Ragueneau décide de s'installer avec ses confrères et ses domestiques à la nouvelle terre d'élection, l'île Saint-Joseph ou Sainte-Marie II, aujourd'hui Christian Island, dans la baie Georgienne. En 1656, le père Ragueneau est assigné à la résidence de Trois-Rivières. Le 12 août 1662, il part pour la France, il ne reviendra jamais au Canada. Il meurt à Paris le 3 septembre 1680. (Pouliot, Léon, DBC I, 1986)
Rainville, Paul de (1616-1686) Il naît à Saint-Thomas de Touques (Normandie), en 1616, de Jean et de Jeanne Brechet. Lui et sa femme, Pauline Poète, arrivent à Québec en 1655, avec quatre enfants : Jean, Marie, Marthe et Charles. Robert Giffard lui concéde, aussitôt, une terre d'un arpent de front sur dix de profondeur sur la ligne du bourg de Fargy, à Beaupourt. En 1663, il fait l'acquisition d'un arpent carré, qui est l'endroit, exact, où se trouve, actuellement, l'hôtel de ville. Veuf en 1666, il épouse, quelques temps après, Marie Michel, veuve Louis Gasnier. En 1668, Paul est huissier des seigneuries de Beauport et de Notre-Dame-des-Anges. Il décède en 1686 et est inhumé au cimetière de la Côte de la Montagne, à Québec, comme sa première épouse. (Fournier, Rodolphe, 1976)
Ramage, Esther (1622-?) Née vers 1622 à La Rochelle, elle se marie avec Elie Godin en 1639 au temple de la Villeneuve (La Rochelle). Elle arrive en Nouvelle-France en 1655 avec son mari et ses deux enfants. (Auger, R.J., 1970 ; Fournier, Marcel, 2001)
Ramezay, Claude de (1659-1725) Il naît à Gesse (France), le 15 juin 1659. Officier militaire de carrière, Ramezay arrive au Canada en 1685 alors que la deuxième guerre iroquoise menace la colonie. En novembre 1690, il se marie à Denys de La Ronde, fille d'une des grandes familles de la Nouvelle-France, avec qui il a 16 enfants. Depuis 1690, il occupe des postes de plus en plus importants : gouverneur de Trois-Rivières entre 1690 et 1699, puis commandant des troupes canadiennes et finalement gouverneur de Montréal à partir de 1704. Quelques mois après son arrivée en ville, il achète un terrain vacant sur la rue Notre-Dame et au printemps 1705, il engage le maçon Pierre Couturier pour lui construire une imposante maison de 66 pieds de façade. « Sans contre dit la plus belle qui soit en Canada » proclame son propriétaire. Gouverneur de Montréal pendant 20 ans, Ramezay a la charge de plusieurs fonctions importantes : défendre la colonie contre les attaques des colonies anglaises au sud, protéger les intérêts français dans la région environnant les Grands Lacs et mettre fin au trafic de contrebande entre Montréal et Albany. Étant donné les ressources restreintes mises à sa disposition, il fait aussi bien que possible dans des situations difficiles, parfois sans solution immédiate. Pendant son commandement, il ne néglige pas ses propres projets financiers et profite d'occasions qui se présentent grâce à son poste. Il s'intéresse au commerce des fourrures, aidant les membres de sa parenté et il cherche à plusieurs reprises des commandes royales afin de rentabiliser un moulin à scie qu'il a fait construire sur une terre relevant de la seigneurie de Chambly. Après le décès de Claude de Ramezay à Québec le 31 juillet 1725, les Ramezay continuent à résider à Montréal, mais ailleurs que dans leur château. Le plus jeune des fils, Jean-Baptiste-Roch, officier militaire, s'établit dans une maison de la place d'Armes qu'il acquiert par héritage de sa femme. Quant à la veuve de Ramezay, qui décèdera en 1742, et à sa fille, Françoise-Louise, qui exploitera la scierie familiale et se lancera dans d'autres manufactures, on ignore leur lieu de résidence. Il est à noter que le magnifique château de Ramezay, qu'il a construit de 1705 à 1706, peut encore être admiré à Montréal. (McDougall Maude, Mary, "Encyclopédie canadienne" ; Site du Vieux-Montréal)
Randin, Hugues Ingénieur français au service du gouverneur de Buade de Frontenac, soldat, cartographe, architecte du fort Cataracoui (Frontenac), il est né (selon Lejeune) en 1628 en France. On ne sait rien des antécédents et de la jeunesse de Randin, et rien n'indique qu'il se soit jamais marié en Nouvelle-France. Il passe au Canada comme enseigne dans le régiment de Carignan-Salières à l'été de 1665 et demeure au pays quand ce régiment est rapatrié en 1668. En 1671, l'intendant Talon le charge d'aller, à l'extrémité ouest de l'Acadie, s'assurer de l'état du fort Pentagouet. Pour ses services en Nouvelle-France, Talon lui concéde une seigneurie sur le Saint-Laurent en 1672, mais il la vend l'année suivante à Alexandre Berthier ; c'est là que se trouve aujourd'hui Berthierville, et une île située en face de la ville porte encore le nom de Randin. Randin accompagne Frontenac, en 1673, dans sa mission commerciale et pacifique auprès des Iroquois, à l'embouchure de la rivière Cataracoui (où est maintenant située la ville de Kingston, en Ontario). C'est alors que les Français établissent un poste dans le dessein de prendre aux Hollandais et aux Anglais une partie de la traite des fourrures. Randin dresse les plans du fort et en dirige la construction. Le fort Cataracoui est t achevé le 19 et palissadé le 20. Trois ans plus tard, on le démantele pour le rebâtir en pierre. En 1676, Frontenac délégue Randin au saut Sainte-Marie comme ambassadeur de paix pour faciliter la traite des fourrures, cette fois avec les Sioux. Randin s'est rendu là-bas muni de cadeaux ; sa mission est fructueuse et Frontenac obtient pour son ingénieur, en 1679, la concession d'une seigneurie en Acadie ; par devant le notaire François Genaple, le 5 juin 1684, le frère et héritier de Randin fait don de cette seigneurie à l'Hôtel-Dieu de Québec. Il existe une carte manuscrite en couleurs (à la bibliothèque John Carter Brown, de Providence, dans le Rhode Island) généralement attribuée à Randin : Carte de l'Amérique Septentrionale Depuis l'Embouchure de la Rivière St. Laurens jusques au Sien Mexique, laquelle fait voir toute l'étendue de l'empire français en Amérique du Nord. Elle témoigne du talent de dessinateur de son auteur. Bien que ne portant ni date ni signature, elle a évidemment été établie après la carte « Jolliet » de 1674, mais peut-être pas plus tard que 1676, puisqu'elle ne fournit aucun détail sur le voyage de Randin au lac Supérieur. Dans un mémoire en date du 13 novembre 1680, l'intendant Duchesneau se plaint à Jean-Baptiste Colbert, à Paris de l'existence d'un accord de commerce conclu avec Frontenac par Randin et ses associés. Si Randin est encore en vie en novembre, il a dû mourir dans les deux mois qui suivirent, car il existe un document (AN, Col., C11A, 6, f.111) où il est deux fois question de feu Randin ; ce document porte la date du 10 janvier 1681. (Morley, William F.E., "Dictionnaire biographique du Canada ", vol. 2)
Rangier, Madeleine (?-?) Elle se marie avec René Chartier en 1645 à Saint-Jean-de-Montierneuf et part ensuite en 1667 avec toute sa famille. (Fournier, Marcel, 2001)
Rasset, Jean Né à Ste-Geneviève-en Bray, (France), il vient en Nouvelle-France et s'établit, avec son épouse, Jeanne Chapeau, en 1678 à St-Augustin-de-Desmaures.
Rasteau, Jacques (1680-1756) Fils de Jacques Rasteau, protestant originaire de Marennes installé à La Rochelle, négociant avec le Nouveau Monde, et de Suzanne Hérault. Né à La Rochelle en 1680, il est un des armateurs les plus important de la ville. Il épouse Suzanne-Sara Seignette à La Rochelle. Il commerce avec la Nouvelle-France et il est le premier rochelais, selon Emile Garnault, à armer un navire pour la Louisiane en 1731. Il est élu syndic de la chambre de commerce de La Rochelle en 1723, il en est le président de 1734 à 1737. Il quitte les affaires en 1748 laissant ses fils Pierre-Jacques et Pierre-Isaac reprendre son commerce. Il décède à La Rochelle en 1756, il était propriétaire d'une maison sur la grande rive dans le port de cette ville. (Bosher, J.F., 1922)
Rasteau, Pierre-Isaac (?-1780) Fils de Jacques Rasteau et de Suzanne-Sara Seignette. Armateur associé avec son frère Pierre-Jacques dès 1748, il épouse Suzanne Belin (fille d'un négociant rochelais). Il est élu syndic de la chambre de commerce en 1757 et sera député du commerce de La Rochelle à Paris à partir de 1777. Il décède à Paris en 1780. (Bosher, J.F., 1992 ; Garnault, Emile, 1902)
Rasteau, Pierre-Jacques (1712-1769) Fils de Jacques Rasteau et de Suzanne-Sara Seignette, il est né et baptisé en 1712 (paroisse Saint-Sauveur).Il est associé dans un premier temps à son père dans le commerce avec la Nouvelle-france, puis à partir de 1748 avec son frère seul. Monnayeur à la monnaie de La Rochelle en 1743. Il est élu syndic de la chambre de commerce de cette même ville en 1747. En 1748, il épouse Marie-Elisabeth Paillet et meurt en 1769 sans héritier. (Bosher, J.F., 1992 ; Garnault, Emile, 1902)
Rateau, Marie (1730-?) Fille de Pierre Rateau et de Catherine Barbesson, elle naît à Plassay en 1730 et est baptisée en l'église Notre-Dame. Elle arrive en 1753 en Nouvelle-France, année où elle épouse Jacques Létourneau. (Fournier, Marcel, 2001)
Rault (ou Raoul), Alexandre (1633-?) Il est baptisé dans la chapelle Notre-Dame de Dey. Il est charpentier et arrive en Nouvelle-France en 1661. Il se marie en 1664 avec Marie Desrosiers. (Fournier, Marcel, 2001)
Raymond, Toussaint dit Passe-Campagne (1666-?) Né à Saint-Estèphe et baptisé dans l'église paroissiale en 1666. Mariage avec Barbe Pilet en 1696 à Montréal. (Reible, Marcel, 1961 ; Fournier, Marcel, 2001; Cournoyer, Jean, 2001)
Razard François (?-?) Il est emprisonné à Thouars en 1731, il est faux-saunier. (Chassé, Michel, 1997)
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